Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Utopie

Respectable Loge, Jules Ferry, Orient de Saint Dié, Région 4 Champagne - Ardenne - Alsace - Lorraine et Loges d'Allemagne

Mots Clefs : GlobalitéinstructionObsolescenceResponsabilitéUtopie

Instruction

La crise de la Covid19 a permis de prendre conscience des travers que la société a pris ces dernières décennies, les gens s’enflamment et partagent de fausses informations (fake-news) les déchets sont jetés à même la rue, le trottoir ou la mer, nous constatons que le budget de l’Éducation Nationale et de la Justice sont en hausse, mais malgré tout, la situation ne semble pas changer positivement, tout cela découle d’une forme d’un manque de morale ou de vivre ensemble, de civisme en général.

Comme le disait Confucius, « quand un homme à faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson », nous constatons un manque d’éducation de la part des parents, qui se ressent dans les enfants aujourd’hui et cela depuis plusieurs générations déjà. Si l’on aborde ce thème à l’Education Nationale, c’est une levée des troupes et l’on entend immédiatement si l’on propose de pallier ce manque d’éducation des parents, que l’on ne peut pas revenir aux leçons de morale : « Ce n’est pas notre rôle que celui d’éduquer, mais celui des parents. Nous, nous ne devons qu’instruire… », Or si le travail n’a pas été fait dans la famille où peut-on combler ces lacunes ailleurs sinon à l’école ?

On entend de plus en plus parler d’éducation pour un avenir viable, fiable et d’éducation dans une perspective mondiale. Certains parlent plus précisément d’éducation relative à l’environnement, à la consommation, au développement durable, aux droits humains, à la coopération internationale ou encore à la paix.

De la même manière, dans les prisons on ne peut pas se contenter de ‘’stocker’’ des gens qui attendent la fin de leur peine comme un enfant attendrait la fin de l’école, il faut les prendre en charge immédiatement et ne pas les laisser végéter dans l’état dans lequel ils sont arrivés, un travail de fond doit être fait à ce niveau.

Nous proposons de revoir, refaire, repenser ou réapprendre le civisme en général, avec par exemple des cours d’éducation au civisme (différent de l’instruction civique), ou la mise en place d’une éducation au vivre ensemble. Il faut pour cela bannir l’égoïsme et développer l’altruisme.

Il est également probable que le fait de mettre de jeunes enseignants de moins de 10 ans d’expérience dans des zones d’enseignement difficiles ne soit la meilleure solution, ils vont certes apprendre le métier plus vite, mais quid des élèves de ces quartiers qui pendant ce temps vont continuer sur leur voie qui n’est peut-être pas la plus républicaine ?

N’oublions pas non plus le système de l’école Montessori qui permet de favoriser la collaboration des enfants par leur l’implication dans leur éducation, pour citer Benjamin Franklin : « Tu me dis ? J’oublie. Tu m’enseignes ?  Je me souviens. Tu m’impliques ?  J’apprends ».

Utopie

D’un point de vue plus utopique, plusieurs propositions émergent de nos débats :

Pour que l’humanité prenne conscience de son ‘’inconscience’’ et construise un avenir viable, fiable et vivable pour toutes et tous, l’avenir doit être fondé sur une sobriété heureuse, une solidarité épanouissante et une équité universelle. Il nous faut graver dans le marbre, à l’échelle du monde, que la technique et la technologie doivent être au service de l’Homme et que jamais elles ne se substitueront à lui. Pour cela, il faut prendre en compte l’Humain, avant « l’homo-économicus » et le marché.

Il faut donc réconcilier l’économie, le social et le durable : Une personne peut devenir millionnaire à condition que cela ne nuise pas aux autres. Cela sous-entend une liberté d’entreprendre dans le respect du bien-être commun, de la planète et de l’environnement.

Il devient également nécessaire de penser ou repenser au revenu universel. Le Gouvernement a su instaurer l’impôt à la source sans problème, il peut en être de même pour ce revenu. Pour autant, il semble utile d’envisager des contreparties, à savoir pour les personnes jeunes, en santé, participer à des travaux d’intérêt collectif quelques heures par mois c’est-à-dire un réel service civique en hôpitaux, maisons de retraite, etc.)

Par contre, attention au respect de la dignité de ces personnes. Il ne faut pas que pour elles, cela devienne des charges leur prenant trop de temps ou nuisant à leur santé. Il faut faire en sorte que ces charges soient en fonction des possibilités de chacun. Ça ne doit pas tourner à de l’exploitation, comme disait Confucius, « choisi un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. »

Pour le revenu universel d’insertion il y a plusieurs pistes de réflexion, par exemple, il pourrait être alimenté par trois sources possibles : un tiers en monnaie nationale, un tiers en monnaie locale et un tiers en service gratuit. (Pour rappel : chez les Incas, le « mit’a » garantissait un travail obligatoire de tous les hommes entre 15 et 50 ans, sous une éthique de réciprocité positive et avec des récompenses sous forme de festivités ou d’octrois de biens.) Ce revenu universel pourrait donc être un réel et puissant levier pour changer la Société et dans un premier temps un outil pour lutter contre l’extrême pauvreté et l’exclusion.

Il faut redonner espoir, confiance et dignité aux gens, et les solutions concrètes émergeront d’elles-mêmes.

C’est difficile aujourd’hui, de par la gestion technocratique des choses, du manque de volonté de rentabilité. Donc, il faut privilégier la voie du vivre ensemble.

Il nous faut également augmenter notre exigence dans tous les domaines, travailler sur l’acceptation ou non de l’information reçue, ne pas choisir la facilité et le confort dans les approches environnementales, la course « au moins cher » en permanence nous conduit inévitablement à la délocalisation et au report de la misère ailleurs.

Il faut décider ce qui est indispensable à notre société pour le vivre ensemble et être protégés :

Santé, Enseignement et Culture ? sont à traiter comme indispensables et non plus comme des lignes budgétaires.

Tout comme nous l’avons fait avec l’Europe en termes d’échange et d’aide sanitaires durant le confinement, il nous faut encore développer la Solidarité à plus grande échelle, c’est-à-dire en terme mondial ou global.

Responsabilité


Concernant les « Gens en responsabilité », ce terme s’applique plutôt aux décideurs, il faudrait peut-être penser un système par lequel dirigeants seraient tirés au sort et ainsi sortir du système des élus énarques, Une formation des dirigeants semble impérative, tout contribuable doit pouvoir contribuer à l’effort national.

Une baisse de l’effectif des parlementaires a été envisagée pendant les débats mais il ne faut pas pour autant supprimer le Sénat. C’est plus un problème de représentativité, il y a le sentiment d’un manque de moralité de certains élus, mais il faut avoir conscience que l’on a les élus que l’on mérite en fonction de nos choix et de nos votes. Il faut que les gens s’impliquent davantage dans la politique pour ne pas avoir à la subir.

Certains systèmes limitent le nombre de mandat, cela semble permettre une alternance salutaire entre les gens. Ne pourrait-on pas y ajouter une formation tout au long du mandat électif ?

Obsolescence :

Concernant l’obsolescence, Il faut la sanctionner juridiquement et très sévèrement.

On pourrait imaginer par exemple, qu’une entreprise dont le produit qu’elle réalise serait confondu pour obsolescence, se verrait sans recours possible infliger une sanction financière substantielle relative au chiffre d’affaires annuel qu’elle réalise, sachant que la vraie punition pour un producteur, est le non-achat de ses produits.

Comment appréhender l’obsolescence des ressources de la planète ou la surexploitation des ressources sur terre, à quoi sommes-nous réellement prêts chacun individuellement ou collectivement pour préparer l’Après ?

Il ne faut permettre le renouvellement d’un appareil que si celui-ci propose un gain opérationnel c’est-à-dire en fonctionnement à usage courant en définissant un pourcentage minimum de gain de production ou en fonctionnement.

On peut aussi envisager un arrêt de la commercialisation des produits non vertueux c’est-à-dire gourmands en matière première, gourmands à la production et à l’utilisation, ou encore polluants à la production et à l’utilisation, ainsi qu’au retraitement en fin de vie.

Il ne faut pas confondre consommable et durable. Aujourd’hui on construit des maisons en carton. Ors, une maison n’est pas un produit destiné au court terme… on ne peut pas accepter cela. Une maison, doit durer dans le temps. Le consommateur doit être informé précisément de ce qu’il achète et des conséquences pour la planète et pour lui.

Il faut aussi savoir regarder vers le passé pour épuiser des idées au lieu de vouer un culte à l’innovation. Il n’est pas question non plus de vouloir s’éclairer à la bougie, mais construire l’avenir pas à pas, au fil d’un dialogue entre Science et Société. Pour cela, il faut réhabiliter les savoirs de terrain, non scientifiques comme source d’invention et de solution.

Pendant le confinement planétaire, et grâce à lui, le jour de l’obsolescence n’a reculé que de 28 jours. On remarque en cela, qu’il ne faut pas être impatient et croire que demain tout ira mieux. Il vaut mieux orienter sa vision en moyen et en long terme.

Instruction : revoir, refaire, repenser ou réapprendre le civisme en général, cours d’éducation au civisme, au vivre ensemble.   Utopie : Fonder l’avenir sur une sobriété heureuse, solidarité épanouissante et une équité universelle. Technique et technologie au service de l’homme. Réconcilier l’économie, le social et le durable. Revenu universel. Privilégier la santé, l’enseignement et la culture. Pensée Globale.   Responsabilité : tirage au sort, formation, moralité et limitation du nombre de mandats   Obsolescence : Contrôle de l’obsolescence. Sanction juridique et financière.

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