Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Qu’avons-nous appris de cette crise ?

Respectable Loge, Harmonie – Évolution, Orient de Cholet, Région 9 Ouest

Mots Clefs : LibertéProgrèsTempsTravailVie

Le temps est un bien précieux !

Le temps est un bien précieux, et le temps « libre », non soumis aux contraintes ordinaires précédentes du travail, est apparu avec un vif intérêt : renouer avec soi-même et les autres, « respirer.

Dimension immatérielle : personne ne peut nous surveiller, nous juger, nous « quantifier ». Par contre le nombre de chômeurs a considérablement augmenté, grevant ainsi le budget de l’État.

Mais peut-on considérer cette période de confinement comme une vraie crise avec ses causes propres, ou comme un phénomène temporaire, transitoire, vers un avenir encore mal discernable ? En ce cas, des ajustements, des options personnelles, de nouvelles formes de travail peuvent absorber un chômage en hausse… C’est un vaste programme qui demande réflexion et coordination de la part de multiples partenaires…

Confinement : la technologie a pris un nouveau visage, celui du télétravail entre autres. Aspects positifs, négatifs ? Trop tôt pour le dire, et puis peut-on prédire l’apparition, ou le retour à certaines formes contraignantes de travail ? Le télétravail ne peut pas tout résoudre, et bien des entreprises, bien des professions se trouvent dans un état critique. Avons-nous appris à gérer une telle fragilité ? La solidarité : concept réaliste, efficacité incontestable ? On n’a pas beaucoup entendu les grands patrons, les banques, les décideurs… Attentisme, souci du profit post-crise ?

Le temps libre, la volonté de « respirer », le déplaisir de constater l’obligation de travailler plus et plus longtemps au profit de qui ? Les politiques, le patronat (très discret) ont bien du mal à adopter une nouvelle vision de l’entreprise à l’échelon local, national, et quant à l’international…

Prise de conscience que le boulot ne fait pas tout, que les liens sociaux sont autant sinon plus importants, que l’on est encore capable de dévouement, de courage, de solidarité, d’engagement (personnel sanitaires, pompiers, etc.), De nombreuses professions ont ainsi acquis une grande estime de la population, alors que d’autres, administratifs arrogants, larbins de la rentabilité, statisticiens manipulateurs, « chercheurs » hâbleurs, pseudo-spécialistes en tous genres, se sont disqualifiées.

L’avenir est incertain

Nous avons aussi appris que les grandes épidémies du passé n’ont pas disparu, qu’aucun pays n’est épargné, que notre survie tient à peu de chose, que l’on peut être responsable d’une contamination sans le vouloir. Et aussi notre regard sur les seniors s’est considérablement modifié : personnes à très hauts risques, conditions de vie parfois lamentables, personnel très insuffisant, perte de contacts avec la famille, problèmes psychologiques, physiques, sanitaires, proximité avec la fin de vie… Le « talon d’Achille » de la nation ? Quelle attitude adopter aujourd’hui ?

Vie des hommes, vie de la nature : conséquences dramatiques de la chasse et de la vente d’un animal. Cupidité, inconscience, ignorance… Face à la bêtise à l’état pur, la nature n’a pas d’états d’âme. Mais qui paiera les erreurs commises, si tant est qu’on les reconnaisse (sans même trouver des coupables, ne rêvons pas) ? Et la course à la consommation ne va pas ralentir, avec toutes ses conséquences : le confort, le confort !

Une nécessaire vigilance

L’état d’urgence sanitaire (après bien des atermoiements, des contradictions, des erreurs…) a grignoté certaines libertés via les ordonnances. Vigilance ! Car le culte de la sécurité pourrait promouvoir certaines idoles parfaitement opposées aux libertés fondamentales, à l’humanisme, à la démocratie (valeurs que nous chérissons particulièrement). Il est vrai aussi que des tendances extrêmement dangereuses (en grande majorité dans la spirale de l’extrême-droite) prennent plaisir à s’afficher au grand-jour, en profitant des multiples réseaux disponibles, et de la situation actuelle. Mais l’épidémie n’est pas achevée. Bien des paramètres peuvent encore changer. Qu’en sera-t-il dans six mois, dans deux ans ?

Disposer librement de son temps est précieux et agréable.

C’est ce que, paradoxalement, le confinement nous a fait mieux percevoir.

Cela nous reconnecte à la réalité, à la vie, aux autres.

Le besoin en emplois productif diminue grâce à l’évolution technologique et aux importations.

Le temps de travail est souvent perçu comme excessif et générateur de souffrance.

Il faut repenser l’équilibre entre les activités contraintes (travail) et celles librement choisies (Activités personnelles) au profit de ces dernières.

Le progrès technique doit enfin s’accompagner du progrès social.

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