Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Science et technique, vers un progrès maitrisé et universel

Respectable Loge, Les 2 Terres, Orient de Cabestany, Région 8 Languedoc - Roussillon

Mots Clefs : BonheurContrôleFinancementResponsabilitéSuivi

Notre constat

 

Nous remarquons que le progrès dans les sciences et la technologie a fait et fait du bien à une partie de l’Humanité, mais il le fait au détriment d’une autre partie, celle du vivant et de la planète. Il nous semble important qu’il soit autant que possible Universel, accessible à tous sans rester uniquement à disposition d’une élite.

Le postulat de base est qu’il n’y a pas d’avancée technologique sans argent.

L’argent pour l’argent, le suréquipement, le toujours plus sont des éléments qui nous paraissent néfastes dans le but d’aller vers une Humanité où la mesure ne serait plus une richesse qui augmente mais plutôt une croissance du bonheur de l’Humanité, de la planète et du vivant.

La finance, essentielle au progrès, doit être un levier, un moyen d’agir et pas seulement une finalité. L’objectif premier est l’augmentation du bonheur de l’Humanité et du vivant et non pas uniquement l’augmentation de la richesse.

Nous pensons tous plus ou moins, qu’il est essentiel aujourd’hui de se libérer de la société de consommation, mais il est évident que dans certains domaines nous sommes déjà bien trop dépendants du progrès.

Bien sûr, il est aujourd’hui primordial d’être un consommateur responsable dans notre quotidien, et malgré tout il nous est apparu important de sortir de l’opposition duale entre, d’un côté le chercheur ou le producteur et de l’autre côté le consommateur.

Nous avons donc ici deux parties qui s’opposent, qui s’affrontent et qui profitent l’une de l’autre. Il apparait indispensable d’imaginer et d’esquisser une troisième partie, indépendante et autonome, au-dessus de toutes influences politiques et économiques.

Un troisième point de pondération, stable et ferme, qui ferait le lien entre le progrès scientifique et technologique et l’Humanité.

Un troisième point de pondération

Le progrès étant inéluctable, comment empêcher l’Homme de vouloir chercher à aller plus loin, à progresser ? Vouloir maîtriser ces avancées serait une hérésie.

Donc, comment pourrions-nous faire pour que ce progrès soit au service de l’Humanité ?

Définissons déjà l’Humanité par un ensemble et non par une représentation de cet ensemble. Il n’est pas question de confier l’Humanité au seul Occident ou à un club privé d’États les plus riches.

Il existe déjà une Organisation dans le monde qui possède ces caractéristiques, c’est l’ONU (Organisation des Nations unies), ou l’UNO en anglais. Elle possède elle-même une branche spécialisée qui œuvre pour l’Humanité tout entière, qui s’appelle UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture).

Peut-être pourrions-nous calquer ce modèle plutôt réussi, même si perfectible, (car pas tout à fait global et avec une hiérarchie interne), en créant une nouvelle branche de l’ONU spécialisée dans les progrès scientifiques et technologiques, l’UNSTPO (Organisation des Nations Unies pour le progrès scientifique et technologique).

Il est question ici de maîtriser non pas le progrès en lui-même mais bel et bien l’utilisation qui en est faite !

Les brevets, quels qu’ils soient, seraient délivrés uniquement et internationalement par cette Organisation et lorsqu’une découverte serait faite elle devrait obligatoirement et de façon unilatérale y être enregistrée pour pouvoir être exploitée.

Pour réorienter le progrès au service de l’Humanité, cet enregistrement pourrait, dans les grandes lignes, se dérouler ainsi :

  • Le brevet déposé serait étudié par une commission internationale et recevrait un coefficient déterminé par son utilité publique. Plus le brevet serait au service de l’Humanité, plus son coefficient serait faible.
  • Pour pouvoir exploiter le brevet, y compris pour l’entreprise qui le dépose, il faudrait payer une somme forfaitaire à laquelle serait appliquée ledit coefficient. Une réduction serait évidemment appliquée à l’entité ayant financé et réalisé les recherches.
  • Les brevets ayant les coefficients les plus faibles (seuil à déterminer) se verraient offerts pour une exploitation publique uniquement à tous les états membres.
  • Les autres brevets seraient mis sur le marché avec un prix de vente déterminé par l’entité créatrice, majoré par le coefficient.
  • Sur le territoire des états membres, toute transaction d’un produit non validé par l’Organisation serait surtaxée au profit de l’Organisation ou, suivant le produit, interdite.

Ainsi pourrions-nous peut-être réguler quelque peu la folie des hommes et faire monter le niveau éthique de la science et de la technique.

L’objectif étant d’inciter les scientifiques, chercheurs, ingénieurs ou entreprises à privilégier en priorité l’intérêt de l’Humanité dans leur projet de recherche et développement tout en utilisant la valeur courante actuelle, à savoir la finance.

En résumé

La maitrise et la gestion des progrès scientifiques et techniques passeraient par un contrôle et un suivi de l’utilisation des découvertes par un organisme indépendant qui aurait pour objectif premier l’augmentation du bonheur de l’Humanité du vivant et de la planète. Cet organisme serait le garant, de la protection et de la distribution Universelle sans distinction, des biens communs à toute l’Humanité.

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