Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Quel citoyen pour quel monde ? une analyse sous différents aspects : sociétal, économique et politique

Respectable Loge, Le Bonheur Diderot, Orient de Paris, Région 14 Paris 4 et Loges d'Europe de l'Est

Mots Clefs : CollectifÉconomieMixitéPolitiqueSociété

La problématique

La crise actuelle engendrée par la Covid 19 nous fait prendre conscience du monde de l’invisible, qui peut représenter parfois un risque pour la race[1] humaine. La dématérialisation de la société est une piste contre la contamination qu’elle soit aérienne, par ingérence, ou par contact physique.

A titre d’exemple, la Covid 19 est une sorte de tsunami qui casse les repères que nous avons en créant une période de gestation voire une mutation de la société.

Dans un monde où l’individualisme prime le plus souvent, avec une tendance prononcée à l’égocentrisme pour certains, il semble capital que le citoyen sorte de cette dynamique d’isolement pour se réapproprier la politique, en son sens premier, c’est-à-dire les affaires de la cité.

Il faut accepter les incertitudes et évoluer pas à pas. Comment se prépare-t-on à l’imprévu ? Comment sera la société de demain ? Un nouveau monde ?

Nous précisions que nos pensées ont été guidées davantage par le concept d’un monde d’après, compris évidement après la pandémie du Corona virus.

Le monde d’après exigera une meilleure prise en compte des moyens à la disposition des gouvernements pour face aux impacts planétaires comme la pandémie que nous vivons actuellement.

Ces moyens seront de nature sociétale, économique et politique.

La mixité sociale reste une utopie

D’un point de vue sociétal, un nouveau monde, s’il existait, voudrait nous mettre à l’abri de tout risque d’influence sur la santé dans le but de préserver notre durée de vie, ou même de l’augmenter. Nous pensons que ceci est à mettre en lien avec les théories ouest atlantiques sur le transhumanisme et l’augmentation de l’humain.

Le monde d’après se voudrait aussi plus civique qu’il l’est actuellement. L’entraide entre personnes et les états devrait s’améliorer. Mais, il faut se le dire, actuellement, la mixité sociale reste une utopie.

Propositions concrètes

D’un point de vue sociétal, on peut imaginer – rêver ? – qu’à terme, la logique évoluera de telle manière que l’intérêt individuel se retrouvera naturellement inclus dans l’intérêt collectif.

Il faudra mettre plus de mixité sociale, plus de mixte ethnique, plus d’imaginative, de brassage des idées, respecter l’état et les autres citoyens.  Ça passe par le respect car on a perdu l’axe sociétal et cela s’est  traduit par la perte du contact à l’autre.

De commun accord, la santé des populations doit rester au plus haut niveau de la hiérarchie dans la prise de décision. Le monde d’après fera qu’en cas de crise sanitaire, la société et son droit à la vie doit prévaloir sur l’économique et le politique

D’un point de vue économique, le développement du télétravail pourrait permettre aux acteurs sociaux-économiques de maintenir l’employabilité des populations voir dans certains cas de réduire le chômage.

En cas de nécessité absolue, l’application de mesures économiques sur un aspect financier et visant à pallier au déficit d’activité serait une bonne méthode de sortie de crise. Correctement appliquées, ces mesures viendront au secours de l’économie. Mais cela nécessiterait une anticipation de la part des Etats et peut-être la mise en place de fonds d’épargne d’Etat ( ?)

Une voie intéressante a été ouverte avec le revenu universel. Il faudra poursuivre les réflexions.

D’un point de vue politique, un nouveau monde représenterait une feuille blanche à écrire dans laquelle le citoyen aurait la une réelle chance de réappropriation politique dans l’intérêt d’un progrès collectif, vers une société plus inclusive.

Il nous paraît capital que le citoyen d’aujourd’hui et encore plus de demain s’empare des enjeux de la cité, non pour se les accaparer mais pour les partager et trouver la meilleure voie collectivement. C’est une condition « sine qua non » pour le citoyen de demain ait une vision sociétale et économique constructive et progressiste pour le collectif.

Mais comment l’écrire à l’échelon de la diversité des populations et nations du globe terrestre ?

Pouvons-nous y prétendre, nonobstant le fait d’être franc maçons ? Est-ce que cette utopie, bien qu’alléchante, pourrait se réaliser au-devant des différences et d’intérêts divergents ?

Les Etats ont créé après-guerre l’Organisation des Nations Unies. La reconsidération (refonte) de cette organisation nous parait judicieuse pour la prise en charge de nouveaux défis de la société mondiale.

Plusieurs questions se poseront à un monde nouveau, encore soit-t-il réalisable… Assumons-nous qui nous sommes ?  Notre propre conscience ? Notre Moi intérieur ?

C’est manquer d’humilité de prétendre à la construction d’un monde nouveau. En revanche, nous pouvons œuvrer ici-bas, avec les moyens que l’on a à notre disposition.

Travaillons sur le développement de la Vertu maçonnique qui se veut, au moins théoriquement, un ensemble de vertus : charité, compassion, altruisme, sagesse…


[1] Définition extraite du dictionnaire Larousse :

Population animale résultant, par sélection, de la subdivision d’une même espèce et possédant un certain nombre de caractères communs transmissibles d’une génération à la suivante.

Catégorie de classement de l’espèce humaine selon des critères morphologiques ou culturels, sans aucune base scientifique et dont l’emploi est au fondement des divers racismes et de leurs pratiques. (Face à la diversité humaine, une classification sur les critères les plus immédiatement apparents [couleur de la peau surtout] a été mise en place et a prévalu tout au long du XIXème siècle. Les progrès de la génétique conduisent aujourd’hui à rejeter toute tentative de classification raciale chez les êtres humains.)

Littéraire. Lignée familiale considérée dans sa continuité ; ensemble des ascendants ou des descendants d’un personnage ou d’un groupe humain : La race de David.

Ensemble de personnes présentant des caractères communs (profession, comportement, etc.), et que l’on réunit dans une même catégorie : La race des gens honnêtes.

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