Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

L’Individu et la société

Respectable Loge, Fraternité – Loyauté, Orient de Marseille, Région 15 Provence- Alpes - Corse et Loges de Sardaigne et d'Italie

Mots Clefs : ChangementPandémieSolidarité

La situation

Le 11 Mars, l’OMS a qualifié le COVID 19 de Pandémie … Le monde va devoir affronter un ennemi commun !

Un virus va déstabiliser, ébranler, meurtrir la planète entière.

D’autres crises ont par le passé proche ou lointain, ici ou ailleurs, ébranlé le monde et nos sociétés : Épidémies, famines, guerres, migrations, génocides… Les malheurs ne sont pas nouveaux, mais nous avons la fâcheuse tendance à les oublier ou les ignorer quand ils ne nous touchent pas, est-ce là de la faiblesse de notre part du fait de notre incapacité d’action individuelle ? Ou une politique de l’autruche face à nos peurs collectives ? Ne rien voir ne rien faire…

 Toutefois cette crise restera à l’évidence une pierre noire dans l’histoire contemporaine, en raison de sa puissance, de sa force, de sa résonnance et de son universalité. L’épreuve individuelle et collective du confinement obligatoire que nous avons vécu est inédite, et si certains l’ont vécu comme une pause avec une remise en question de tous les fondamentaux de leur mode de vie, pour d’autres bien au contraire, elle a contribué (et continue) à aggraver les facteurs de vulnérabilité notamment dans les populations défavorisées, exacerbant encore plus les inégalités sociales.

Prise de conscience

Durant ce confinement est apparu un élan de solidarité avec notamment une hausse de bénévoles dans les associations, et une multiplicité d’action d’aide de solidarité de voisinage non organisées et fondées sur la proximité, témoin d’un nouveau domaine d’engagement. « Lorsque nous sommes mis à l’épreuve par la crise » nous dit Naomi Klein (journaliste altermondialiste) » soit nous nous replions et nous nos effondrons, soit nous grandissons et nous trouvons des réserves de force et de compassion dont nous ne savions pas que nous en étions capables ».

 Le confinement aura peut-être joué un rôle d’accélérateur de prise de conscience et de décision, il aura été l’opportunité douloureuse et heureuse à la fois d’un RDV avec soi au service d’autrui.

On peut dire que l’unité du collectif repose sur un pacte de deux valeurs indissociables : « la responsabilité et la solidarité », dont chacune est la condition indispensable à la réalisation de l’autre : responsabilité collective vis-à-vis de chacun et responsabilité individuelle vis-à-vis d’autrui, la force du collectif dépendante de la mobilisation des individus.

Les mesures prises au niveau national ne permettront pas de remédier à la crise dont l’ampleur, et la complexité ont un caractère international et un coût financier déjà présent avec une dette à venir dont le poids pèsera forcement sur les individus et les familles.

Nous devons de ce fait individuellement, sans attendre, tirer des leçons de cette crise qui est certes sanitaire, mais surtout humaine, mettant en péril l’économie réelle à savoir les commerces, les chaines d’approvisionnement, les entreprises, les emplois, causant souffrances au sein des familles et parfois conflits au sein de collectivités. C’est peut-être une épreuve de vérité où la robustesse de nos chaines de valeur a été mise à mal et doit désormais constituer la priorité d’une reprise vigoureuse et pérenne.

Propositions

La nécessité de retrouver notre essor et notre dynamisme là encore individuel et collectif est désormais conditionnée à l’engagement de chacun à se relever.

         – Nous devons reconsidérer nos convictions et comportements antérieurs pour en sortir sinon plus grands et plus forts en tant qu’individu mais peut être plus utile collectivement afin d’avancer vers une croissance plus inclusive et durable, afin de respecter la planète pour les générations futures.

        – Cette crise pourrait initier un changement de modèle, de paradigme, permettant d’AGIR LOCAL pour AGIR GLOBAL : Il nous faudra forger de nouvelles pratiques sociales, des organisations pour transformer nos façons de consommer, pour amorcer une relocalisation de nos activités.

        – Le moment est venu que les grandes économies de la planète mènent une action coordonnée, décisive et innovante, en pensant particulièrement aux personnes les plus vulnérables et pays les plus pauvres. Nous devrons faire preuve de créativité et de solidarité internationales.

       – Nous devons veiller à ce que la crise actuelle marque un tournant dans l’anticipation des urgences sanitaires et humaines, avec un système de santé doté de moyens supplémentaires, ainsi que pour l’investissement dans les services publics essentiels au niveau national et mondial.

Ces nombreux défis auxquels sont confrontés nos sociétés et le profane que nous sommes nous obligent en notre devoir maçonnique individuel et par nos travaux en loge d’agir pour bâtir des projets d’avenir certes très ambitieux mais pas utopiques (encore faut-il s’en donner les moyens) qui pourraient prévoir une croissance plus respectueuse de l’environnement et de l’humain tout en étant centrés sur les conséquences sociales et favoriser une reprise raisonnée.

 Obtenir l’adhésion de tous (voilà qui est utopique) sera indispensable pour une économie non dogmatique et vertueuse au service de la société sans être au détriment de l’individu de ses libertés et de ses droits !

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