Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

L’humanisme écologiste

Respectable Loge, La Réunion des Etrangers, Orient de Paris, Région 3 Afrique-Asie-Amériques-Pacifique-Océanie dite le Monde

Mots Clefs : Destin collectifÉcologieÉducationHumanisme

D’où nous sommes partis

Avant la covid 19, nous avions une approche de la consommation qui ne prenait pas forcément en considération les liens avec l’environnement naturel, humain, social, … Aujourd’hui que nous envisageons le monde d’après cette pandémie et alors que l’écologie parait s’imposer, ils nous semblent important de nous questionner sur ces liens :

Peut-on être humaniste sans être écologique ? L’humanisme et écologie sont-ils compatibles ? Comment l’écologie doit s’articuler avec l’humanisme ? faut-il revoir le périmètre de l’humanisme ?

Cette période de la pandémie a remis l’humain au centre des préoccupations, mais a également mis à jour une nature particulièrement résiliente.  

En arrêtant nos activités, on a fait l’expérience d’une Nature qui se réorganise rapidement, sans notre intervention. Le silence des villes, le ciel libéré du trafic aérien, … ont révélé la course folle dans laquelle nous sommes jetés. Cela fait prendre conscience que nous allons droit dans le mur. L’humain peut s’autodétruire, s’annihiler par le fait des guerres, de la technologie, d’un virus, … la nature, le monde végétal et animal poursuivront leurs cycles.

Ces cycles ne sont pas toujours favorables aux humains. L’environnement du Sahel n’apporte pas la même bienveillance pour les humains que la Suisse, par exemple. Nous devons composer avec ce contexte particulier des territoires alors que l’évolution climatique va accentuer certaines caractéristiques moins propices à l’accueil de la vie humaine.

L’Écologie

L’écologie doit intégrer et structurer les champs économique et politique de notre société

& l’Économie

Le confinement nous a appris qu’il y a une possibilité de réorienter nos désirs : ce qu’on croit absolument indispensable à notre vie ne l’est peut-être pas tant que ça : surconsommation, avions, courir, … Toutefois, le jour du déconfinement il y a eu une flambée de consommation. Le monde économique n’aurait pas changé avec les conséquences collectives que cela implique.

Il faut prendre conscience de la dimension collective des actions. La planète sur laquelle vit l’humanité est un lieu unique qui expose cette humanité à des inégalités et lui fait subir les effets des évolutions naturelles ou provoquées. Nos interventions sur le milieu naturel agissent sur notre environnement directement comme la déforestation au Brésil ou indirectement comme le changement climatique conséquence de nos modes de vie. Dans ce domaine, il n’y a pas d’individualisme, l’intervention d’un être a un impact collectif.

La question écologique s’impose à nous de manière extraordinaire. La question n’est pas nouvelle, René Dumont en parlait déjà il y a 50 ans dans l’indifférence générale. Aborder l’écologie pose la question de notre modèle économique. Depuis l’émergence du machinisme, le modèle de développement de nos sociétés est une économie de croissance basée sur le « toujours plus ». Les jeunes se sentent beaucoup plus concernés que les générations précédentes ; ils adhèrent aux principes de l’écologie, mais néanmoins ne peuvent se passer de leurs mobiles ou de leurs portables, très générateurs de pollution.

Cette logique doit être remise en cause.

& Politique

Nous ressentons la nécessité de repenser l’environnement afin que la Terre ne soit pas vide des humains. La problématique induit une politique mondiale. Aujourd’hui, l’humanisme écologique que nous envisageons est essentiellement occidental, il faut s’ouvrir aux approches et objectifs des autres pays.

L’écologie est bien une politique, elle nous interroge : comment on administre les humains dans ces conditions ?

Nous sommes confrontés à des situations d’urgence qui peuvent remettre en cause les régimes démocratiques. Les pays alternent les lois et règlements d’exception au détriment de libertés.

Les peuples doivent décider et affirmer les principes démocratiques. Ils doivent se libérer des rouages actuels de l’économie et des marchés pour imposer les mesures permettant de répondre à la situation. Alors que les gouvernements donnent souvent l’impression d’être dans une fatalité.

La démocratie doit sortir de l’immédiateté pour reprendre une vision et des actions sur du long terme en assurant une large cohésion sociale. Il faut prendre garde à une fracture sociale entre ceux qui subissent la situation et ceux, les plus riches, qui s’organisent pour sauver leur vie.

Propositions

La solution a tous ces dilemmes est d’adopter l’humanisme comme grille d’analyse.

Quand il y a une crise : on n’y répond pas théoriquement, on y répond en éteignant l’incendie concrètement avec pragmatisme. Le principe de réalisme doit primer. Le pragmatisme doit nous conduire à une solution de rupture.

  • Une nuit du « 4 aout » est à faire, l’abandon des comportements aberrants, des privilèges de situations sociales ou environnementales.

Les solutions doivent également être simple, commune, open source, des technologies de désintoxication.

Il faut donc réorienter le désir et assurer le bien-être, l’humanisme doit nous guider pour cela.

Concilier humanisme et écologie de façon mondiale, implique d’identifier et de lutter contre ce qui nous déshumanise. Rééduquons-nous !

A lire aussi

La culture du vivant

La crise du Covid-19, qui a débouché sur l’arrêt immédiat de nombreux secteurs d’activités comme l’éducation ou la culture, a généré la mise en place de systèmes de remplacement par le tout-numérique. L’enseignement s’est fait à...

Lire la suite
Ecole

Comment améliorer la prise de conscience de la dimension citoyenne de chacun dans une dimension plus globale pour construire une humanité plus juste et plus éclairée ?

Une pandémie qui remet en cause l’esprit de compétition et le productivisme d’un monde globalisé et suscite une nouvelle prise de conscience citoyenne. La crise provoquée par la pandémie du Covid-19 nous expose à l’émergence...

Lire la suite
Citoyenneté

Qu’avons-nous a appris de cette crise qui puisse nous aider à bâtir une société nouvelle ?

Qu’avons-nous appris de cette crise ? Des vécus différents du confinement Nos vécus du confinement ont été très différents. Au-delà de la sensibilité de chacune et chacun d’entre nous, cela tient à deux facteurs : l’activité professionnelle...

Lire la suite
Un nouvel Horizon