Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

L’économie

Respectable Loge, Le Myosotis de Vorgium, Orient de Treffin- Carhaix, Région 9 Ouest

Mots Clefs : Economie

Une peur de la contamination dans la population

Le confinement nous marquera pour longtemps. Nous nous sommes sentis vulnérables et notre toute puissance a été remise en cause. La peur est contagieuse et les risques dus à une contamination sont pour beaucoup élevés. Un risque est le produit de 3 facteurs : la Probabilité de contamination, la Gravité de la contamination : si elle est en effet statistiquement faible, elle peut être mortelle pour certains. Un individu peut difficilement raisonner sur des statistiques, la Détectabilité immédiate : ce n’est pas le cas car on est quasi toujours contaminé par hasard, sans le savoir.

Ainsi il est logique qu’intuitivement une partie significative de la population ressente une véritable crainte d’attraper le COVID 19. Il faudra du temps et un vaccin pour oublier cette période

La période de confinement

Elle a été propice au moins ponctuellement à prendre un recul certain sur nos modes de vie. Le fait de limiter nos activités à acheter le juste nécessaire, car seuls les magasins dits « essentiels » et proches de chez soi étaient accessibles, a fait prendre conscience à une partie de la population du superflu de certains achats et donc de bloquer les mécanismes pernicieux de notre société de consommation (marketing, publicité, achats à crédit)

 Ceci a un impact certain et durable sur certains biens de consommation : par exemple l’industrie automobile, l’électroménager et sur le monde de la restauration. Nous avons pris de nouveaux réflexes en cuisinant nous-même et en se découvrant des talents insoupçonnés dans le domaine.

Mais les vecteurs nous incitant à consommer ont repris force et vigueur et se donnent tous les moyens pour reconquérir leur marché : la société de consommation

 La dépendance vis-à-vis de l’Asie et plus particulièrement de la Chine

Si les faibles moyens de protection individuelle (masques, respirateurs, etc…) ont mis en évidence un manque d’anticipation des pouvoirs publics depuis de nombreuses années, ils ont aussi apporté un éclairage saisissant sur notre forte dépendance externe. Au fil des 40 dernières années, nous avons perdu presque la moitié des emplois industriels (mécanisation, externalisation à l’étranger). Notre taux de chômage a en contrepartie augmenté.

Si dans le principe, nous sommes actuellement convaincus qu’il faut rapatrier les industries stratégiques et probablement plus, serons-nous prêts à les payer plus cher durablement (à la hauteur du coût social français) et donc à perdre du pouvoir d’achat ? rien n’est moins sûr

 Le phénomène du réchauffement climatique

La modernité a placé la croissance infinie au cœur de son système et cette économie globalisée a entraîné à la surproduction, gaspillages et agressivité commerciale exacerbée. 

Ce recul forcé que nous avons dû prendre pendant le confinement nous a aussi permis de réfléchir sur nos habitudes d’achat et de nous rendre compte qu’avec de la réflexion, on pouvait acheter plus intelligemment dans le respect de notre planète

L’écologie dispose actuellement « d’une fenêtre de tir » très opportune qui pourrait inciter les industriels et les associations écologiques à modifier drastiquement leurs produits (emballages réutilisables, conditionnements neutres, matières respectant la santé des consommateurs), et les consommateurs à consommer plus intelligemment (mieux et moins)

Les métiers « essentiels »

La période de confinement a montré une autre hiérarchie de la valeur ajoutée des métiers. Elle a mis en évidence dans une période très spécifique (il faut reconnaitre) le rôle majeur de métiers jusqu’à présent dévalorisés. Ce n’est pas seulement un souci de reconnaissance financière mais avant tout un besoin de reconnaissance sociale. Il semble que cela ait été acquis (à noter que certains métiers de 2ème ligne ont voulu intégrer le peloton des « 1ères lignes » : mécanisme connu à la fin de la guerre des résistants de la dernière heure

Les conséquences de la récession économique

Ce sont donc les jeunes qui sont les plus atteints par la réduction d’activité ou les liquidations. On doit cependant pondérer ce facteur : 2 mois d’arrêt de l’économie à comparer à chaque année 5 semaines d’arrêt pour cause de congés. L’impact simplement dû à l’arrêt d’une bonne partie de l’industrie n’est peut-être pas aussi énorme que présenté.

– Pour les uns, même aux yeux des personnes globalement favorables à la transition écologique, seuls le progrès et la croissance peuvent changer le monde. Ils restent persuadés qu’à terme la science, l’innovation technologique apporteront une réponse suffisante pour préserver notre cadre de vie.

– D’autres au contraire y voient dans le confinement une période bénéfique pour l’environnement. L’activité humaine a bien été ralentie, amenant une baisse notable de la pollution. Quant aux conséquences économiques engendrées par ce confinement, loin de les nier, ils prétendent que d’une façon ou d’une autre nous y viendront dans quelques décennies ne serait-ce que pour éviter simplement un désastre écologique majeur pour notre planète.

Les jeunes entre 16 et 25 ans vont être les premières victimes économiques de cette pandémie : fort taux de chômage (>25%) qui va durer plusieurs années (le temps de mettre en place une relocalisation ciblée)

Et nous Francs-maçons

Et nous francs-maçons, du GODF où pouvons-nous nous situer dans ce débat, pour autant que nous puissions être audibles ? Devons-nous accepter le maintien du système économique actuel basé sur la croissance, les progrès technologiques et la transition écologique ? Ou faut-il prôner la décroissance avant d’arriver à l’irréparable ?

Devons-nous nous limiter à être un laboratoire d’idées, un groupe de réflexion… pour oser porter un autre regard sur la société ? Par définition, nous nous voulons utopiste, car nous osons croire à un monde meilleur où nous plaçons l’humain avant tout.

Nous ne pouvons plus nier qu’un risque majeur plane sur notre planète, nos enfants et petits-enfants du fait de l’activité humaine

Et n’oublions pas de porter dans le débat économique ce déséquilibre croissant entre quelques riches et les nombreux pauvres (trop d’habitants de notre planète sont laissés au bord du chemin. La pauvreté s’accroît, tandis que les riches s’enrichissent). Aujourd’hui les 8 personnes les plus riches au Monde possèdent en termes de fortune l’équivalent des revenus annuels des 3 milliards 600 millions des individus les plus pauvres sur terre.

Le constat est amer. Entre la loi de l’argent et l’humain, même si l’un de va pas sans l’autre, le choix paraît relativement simple.

Que pouvons-nous proposer ?

. Ne rien voir de ce qui nous entoure. Ne rien dire de ce qui est injustice. Et ne rien faire de ce qui pourrait changer le monde. Ce serait rendre notre tablier, mais un franc maçon ne met pas le genou à terre..

. Oser quelques compromis avec ce monde de l’argent, en y appliquant des mesures sociales plus ou moins fortes pour protéger, voire soutenir les oubliés de la croissance.

. Faire la promotion de la décroissance… décroissance, ce mot est tabou.

Malgré le lobbying de certains milieux professionnels et financiers, petit à petit les mentalités évoluent sur une prise de conscience quant à l’avenir de notre planète. Les changements nécessaires interviendront tôt ou tard de toute façon, pourvu que cela ne soit pas trop tard.

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