Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Notre système de santé a été éprouvé pour de multiples raisons, quelles pistes pour l’améliorer, le rendre plus fiable ?

Respectable Loge, Convergence et Progrès, Orient de Nantes, Région 9 Ouest

Mots Clefs : SantéSolidarité

En décembre 2019, la santé publique est devenue pour la première fois la priorité des Français, devant l’emploi et la lutte contre le chômage (baromètre Kantar, réalisé tous les ans depuis 2004 pour l’institut Paul Delouvrier). La santé publique est jugée prioritaire par 46% des Français, devant l’emploi (40%), l’éducation nationale (34%) et l’environnement (31%).

Face à ce constat, l’État Français doit impérativement faire de la santé publique sa priorité. Selon l’O.M.S (organisation mondiale de la santé), la santé est un « état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement à l’absence de maladie ou d’infirmité ».

Nos propositions sont les suivantes :

  • Considérer le bien-être des français comme l’objectif prioritaire à atteindre dans toutes décisions politiques (pour chaque décision prise (loi, …), la question suivante devra être posée « cela participe-t-il au bien-être des français ? »
  • Décentraliser les politiques de santé vers les territoires (la région, le département) ceci afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque territoire ; idem en situation de crise, permettre à chaque territoire de prendre les décisions qui s’imposent (la crise COVID a montré que tous les territoires n’étaient pas touchés de la même manière)
  • Investir massivement dans la prévention (addictions, obésité, …)
  • Ré-enchanter l’hôpital public en réembauchant massivement des personnels hospitaliers (les soins relationnels sont aussi importants que les actes techniques)
  • Redonner la possibilité aux hôpitaux de proposer des projets de soins novateurs, répondant aux besoins des populations de leur territoire (et non plus se contenter de répondre à des appels à projets « descendants » via les ARS) ; c’est la diversité des offres qui fait la richesse et rend les hôpitaux attractifs.
  • Simplifier les organisations hospitalières :
  • Recentrer les médecins sur leur mission première (les médecins ne sont pas des managers)
  • Obliger les directions d’hôpitaux à prendre soin de leur personnel (comment imaginer prodiguer des soins de qualité si les soignants sont maltraités et déconsidérés)
  • Réformer les études médicales ainsi que celle des directeurs d’hôpitaux afin de les rendre moins élitiste ; les qualités humaines des candidats devront primées sur leur capacités intellectuelles (à défaut, mieux vaut avoir des médecins et directeurs bienveillants que performants)
  • Intégrer la gestion de crise dans l’ensemble des formations des managers hospitaliers
  • Intégrer la télémédecine dans les formations médicales et paramédicales ceci afin de permettre son développement (la télémédecine n’est pas la médecine et nécessite de développer des compétences spécifiques).
  • Rendre efficace le dossier médical partagé afin que chaque professionnel intervenant dans le parcours de soin du patient puisse avoir les informations dont il a besoin.et éviter la redondance d’examens, mettre en place un réel travail d’équipe
  • Mettre en place une commission chargée d’évaluer la qualité du management hospitalier à partir d’indicateurs (taux de satisfaction des personnels, nombre d’arrêts maladie, …)
  • Encourager ( via des financements spécifiques?)toutes les actions visant à réinjecter plus de fraternité au sein des hôpitaux
  • Faire que les laboratoires pharmaceutiques ne soient plus les rois : plus de rupture de médicaments en se ré-appropriant la fabrication en Europe
  • Promouvoir une vraie Europe de la santé avec une uniformisation européenne des formations pour permettre une réelle équivalence des diplômes
  • Avoir une vision à long terme dans l’organisation du système de santé pour éviter les désertifications et les manques de spécialistes : les études sont gratuites dans notre pays et on ne demande rien en contrepartie aux médicaux comme effort au niveau santé public ce qui permettrait une meilleure répartition territoriale
  • Renforcer l’organisation et la coordination entres les hôpitaux et les professionnels de santé libéraux par le biais des CPTS(communautés professionnelles de santé)afin d’améliorer qualité et l’efficacité la prise en charge des patients
  • Avoir les stocks nécessaires à nos choix de soins

En conclusion les pistes concrètes déjà initiées et à développer sont nombreuses. Encore faut-il que les pouvoirs publics y associent les moyens adéquats car comme le soulignait Axel Kahn, les français attendent que les richesses du pays soient investies dans ce qui leur apporte le plus : la santé

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