Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Le bonheur au travail

Respectable Loge, Louise Michel, Orient de Limoges, Région 5 Centre

Mots Clefs : BonheurEpanouissementRevenu Universel InconditionnelSouffranceTravail

Le bonheur au travail 

Le confinement a permis une prise de conscience par l’homme : le travail ne permet pas forcement d’obtenir le bonheur. La question essentielle du sens de la vie est maintenant soulevée.

Le réveil, après de confinement, a été douloureux pour beaucoup d’entre nous. Mettre des mots sur le mal être des travailleurs de notre société, est un mal nécessaire.

Nous, Francs-Maçons, ne pouvons pas passer à côté de cette prise de conscience d’une douleur de l’humain. Nous devons réfléchir sur cette société meilleure que nous défendons. Nous devons travailler à trouver des idées, voir des solutions pour améliorer la vie de l’Humain.

Réflexions 

La première des réflexions à mener est celle du pouvoir de l’argent. Notre société a lié le travail à l’argent : pas de travail = peu ou pas d’argent. Donc nous n’avons pas le choix, nous devons travailler. Et quand on associe l’argent et le montant du salaire, à la notion de réussite sociale, on se rend bien compte qu’un grand nombre d’entre nous restent en bas de l’échelle dite sociale.

Une autre notion à retravailler et celle de la durée hebdomadaire du travail. En effet, pourquoi maintenir une durée de 35 à 39h par semaine, alors qu’il n’y a pas de travail pour tous ? Le confinement a mis en évidence, pour beaucoup d’entre nous, que passer plus de temps avec les siens et source de bonheur. Donner de son temps à une association, ou une organisation, est aussi source de bonheur. Aujourd’hui, travailler, s’occuper des siens, passer du temps dans les transports, fait que le temps manque, et que nous sommes fatigués. C’est encore source de mal être.

Notre société a mis au point un système de travail basé sur la rentabilité. Être rentable et dégager des bénéfices est l’objectif principal d’une entreprise, quel qu’en soit le prix pour l’humain.

L’Humain, en entreprise de production est soumis à un système de productions horaires. A aucun moment, on ne parle de bien-être au travail. La motivation, n’est-elle non plus jamais évoquée. Provoquer une envie de réussite personnel n’est pas à l’ordre du jour.

Ce modèle de société est à revoir. Il devient urgent d’intégrer les salariés, tous, à la réussite de l’entreprise.  Les ébauches de solutions doivent être discutées avec les travailleurs concernés. Mais peut-on imaginer un modèle de travail ou chacun d’entre nous se sentirait concerné pas la réussite de son entreprise, en prenant part aux décisions, aux engagements, aux résultats, aux partages des bénéfices…

 De plus, travailler doit-il être une obligation ? Le modèle du RUI, tel que travaillé par les Francs-maçons doit être révélé à tous. En effet, nous devons avoir le choix, et vivre cependant décemment.

Propositions 

 Le besoin de travailler sur le Sens de la Vie est soulevé. Notre chemin de vie doit être jalonné de plaisirs, à tous les niveaux. Nous, Francs-maçons, prônons le travail. Nôtre plaisir dans le travail est l’épanouissement personnel, et l’aide que nous pouvons apporter à ceux qui ont besoins. N’est-ce pas ce type de fonctionnement que nous pouvons proposer ?

Propositions et idées issues de la réflexion :

– ne plus lier de travail à l’argent

– baisser la durée hebdomadaire du travailler, considérer le travail associatif

– changer la vision d’une vie réussie : associer le travail au plaisir de la vie

– mettre l’étude RUI à l’ordre du jour du gouvernement

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