Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

La problématique de la mondialisation

Respectable Loge, Olbia, Orient de Hyères, Région 2 Alpes Côte d'Azur

Mots Clefs : Economie

Elle se caractérise par l’échange de biens et de services ainsi que des hommes dans l’espace international. Les firmes transnationales sont les acteurs majeurs de ces échanges, elles organisent et défendent leurs intérêts. Outre ces entreprises, les Etats, les institutions comme le FMI où l’OMC, où encore les représentants de la société civile comme les ONG, Greenpeace, et bien sûr les organisations informelles (trafic d’armes, de stupéfiants, d’immigrés) ; y participent également.   Du fait de la maritimisation des échanges et de leurs richesses (conteneurisation), la mer est devenue l’objet d’enjeux stratégiques. Nous pouvons dire qu’à son actif, elle a sauvé de la famine près de 3 milliards d’habitants (chiffres de l’ONU). Cependant la succession de crises financières, économiques et sanitaires, aujourd’hui avec la propagation du coronavirus, illustre bien l’échec d’un espace mondialisé, qui a permis toutes les errances. La mondialisation effrénée est allée trop loin. La priorité avant l’économie, c’est la santé des populations. C’est la valeur cardinale.

Que peut donc faire un Franc Maçon ? D’abord il doit cesser de pérorer, en se prenant pour un docte savant, il doit agir dans le concret, en privilégiant l’achat local même si cela est parfois un peu plus cher, en achetant des produits saisonniers. Il lui faut éviter de s’extasier devant l’autel de la rentabilité, de la croissance, de la consommation démesurée, le « show-off », comme disent les américains, en évitant de copier les pendants de leur culture. Les jeunes ne parient plus sur du bonheur matériel mais sur un bien-être environnemental. La notion de PIB ne signifie plus rien et ne représente plus pour eux la véritable création de richesse. La pandémie l’a révélé de façon inattendue du fait du confinement, les cieux se sont éclaircis et la saturation de CO2 s’est dissipée clarifiant les débats hystériques sur les enjeux environnementaux… L’écologie qui était perçue hier comme une idée infantile, est vécue aujourd’hui comme une contrainte de survivance pour l’ensemble de la communauté humaine.

Les questionnements sur la relation économique avec le monde et l’étranger

Que signifie la démocratie, le libéralisme, le socialisme dans un monde interconnecté, multi tribal, où le vieil occident ne représente plus que 8% de la démographie mondiale ? L’Europe doit se trouver un destin de leadership. Des mesures sont à envisager, il nous faudrait plus d’intervention de l’Etat dans l’économie.  C’est-à-dire concrètement rouvrir des usines de façon progressive, que l’on avait fermées sous prétexte de coût. Pourquoi ne pas y employer les laissés-pour-compte de la société, montrant un peu plus de solidarité envers les RMIstes, les chômeurs, les immigrés, les seniors avec de ridicules revenus dont on utilise plus les compétences et ainsi revaloriser l’humain par sa participation à l’économie de son pays ? Il nous faudrait filtrer les investissements étrangers en Europe et développer une nouvelle gouvernance par les entreprises technologiques. La réponse pourrait se situer à l’échelon européen car il apparaît comme le cadre pertinent de potentiels arbitrages entre souveraineté et coûts des politiques de sécurisation d’approvisionnement avec une relocalisation des pans de production et constitution de stocks. Elle doit appeler à plus de solidarité plutôt qu’au repli sur soi, en termes d’image également. Il faut retoucher la copie. Revoyons notre collaboration avec entre autres la Chine, qui nous envoie des marchandises de piètre qualité. Elle apporte une main d’œuvre bon marché, ne faisant jamais grève et propose des prix de production attractifs. En échange, les entreprises ont cédé leur brevet, leur savoir faire, leur propriété intellectuelle. Il nous faut reconsidérer ces éléments basés sur l’attente du bon vouloir des pays asiatiques car 80% de la production de ces produits sont délocalisés.  Cessons d’être sino-dépendant. La pensée comptable ne doit plus être de mise.

La question du modèle français et nos relations avec l’hémisphère sud,

La gravité de la crise actuelle ébranle nos convictions et va certainement chambouler notre façon de vivre. Ainsi, le FMI reconnaissait que les politiques d’austérité n’ont pas relancé la croissance économique et ont amplifié les problèmes sociaux. La crise sanitaire prône le fait de « souveraineté » des pays européens comme la France, c’est-à-dire son indépendance vis-à-vis d’autres pays, entamant une démarche de dé-globalisation. L’absence de masques, de gants et de tests nous a été fatale, concernant le Covid 19. Économiquement parlant, des filières jugées souveraines (santé, alimentation, sécurité…) doivent être sauvegardées pour assurer toute indépendance. Le nouveau mot d’ordre est clairement la réduction des risques plutôt que la réduction des coûts. La folle idée que la santé devait être rentable devait disparaître puisque la santé était marchandisée.

Nous ne sommes pas dans l’état actuel face à « un état de guerre » comme certains exécutifs l’affirment pour des raisons de politique intérieure, mais face à un enchaînement de dysfonctionnements qui sont liés à la globalisation de nos échanges et de nos modes de vie. Nous ne savons pas pour le moment, ce que seront les conséquences de cette vague épidémique sur l’hémisphère sud qui constitue pour beaucoup une sorte de « mèche lente » avec de nombreuses inconnues sur la capacité de résistance immunitaire des populations pauvres, face à ce type de virus. Il n’est pas vécu de la même manière entre l’hémisphère nord, obsédé par « le zéro mort » et l’hémisphère sud habitué à des désastres épidémiques voire à des destructions massives (3 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent tous les ans de malnutrition et 25 000 personnes décèdent chaque jour de faim dans le monde).

L’éthique des libertés individuelles posée par la nécessaire protection des populations et de leur représentation. 

Serait-ce la rançon de la mondialisation ultra libérale, le prix à payer de la globalisation et de ce fameux « progrès » que nous avons dupliqué partout sur la planète ? Cette pandémie révèle à la fois la fébrilité de notre agitation mondiale mais aussi la vulnérabilité de toute cette ingénierie dite de « chaines de valeurs » sur lesquelles reposent toutes nos idéologies du profit, de la connaissance et de la gouvernance. Elle interpelle de fait sur la crise sous-jacente de nos modèles de société ainsi que sur les façons de réagir au niveau international et sur les effets induits en termes géostratégiques.

Cette pandémie ouvre la question du traçage des populations au niveau mondial pour répondre à priori aux urgences scientifiques et médicales. Jusqu’à présent la géolocalisation ne concernait que le cybermarketing et la logistique. Désormais ces technologies sont déclinées sur le plan sécuritaire sous prétexte de lutte anti-terroriste et désormais de santé publique. Ces contraintes imposées par les circonstances posent la question des limites de l’entrisme des Etats sur les libertés individuelles et leur impact durable sur les droits fondamentaux de nos démocraties.

Afin de se prémunir d’une nouvelle pandémie, toujours envisageable, les mondes politiques reposant sur un modèle de représentations des citoyens ; nous comprenons donc que l’avènement d’un système plus équilibré, devra être impulsé à la base par nous et que nous sommes donc chacun et ensemble, liés à « la chose publique », alors pourront se poser les premières pierres du « monde d’après ». Tentons de nous libérer de la solution la moins chère, pour la remplacer par une solution plus sûre qui permettrait de répondre à une nouvelle déstabilisation de cet équilibre artificiel de notre monde économique.

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