Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Du local au global, quel monde de l’après-crise ?

Respectable Loge, Les Amis des Hommes, Orient de Lyon, Région 6 Est et Loges de Suisse

Mots Clefs : CréationExemplaritéUtopies

Penser le monde d’après, c’est d’abord dresser le constat de l’état actuel du monde. Force est de constater que la pensée du philosophe Gaston Bachelard a plané sur la richesse de nos échanges puisqu’il soulignait jadis « la rupture entre connaissance commune et connaissance scientifique ».

Nous relevons particulièrement :

Notre rapport au commun ainsi qu’à l’exemplarité, pour lequel nous déplorons que les tenants de l’inégalité aient le pouvoir.

L’attitude à adopter sur la gestion de la peur dont nous redoutons qu’elle perdure.

La nécessité d’aller plus loin sur nos modes de pensée et de conceptualisation du monde.

La nécessité du partage des richesses, et son corollaire le consentement à l’impôt, en s’appuyant sur les dernières propositions des économistes Joseph Stiglitz et Thomas Piketty sur la contribution des hauts revenus à l’après crise.

Le constat que le monde a tendance à beaucoup se verdir.

Ce virus se montrerait-il vertueux en révélant les dysfonctionnements de nos sociétés ?

Il résulte de nos réflexions un nouveau regard sur l’avenir :

L’économie de la défiance dont le système productiviste a peut-être atteint ses limites.

L’éventualité que certains futurs soient d’ores et déjà obsolètes, notamment la voiture électrique.

Le principe de liberté qui est largement écorné,

L’accentuation des inégalités, au mépris des principes républicains affichés, même si l’on constate de la créativité en matière de solidarité durant cette crise.

La nécessité de revisiter la problématique du revenu universel.

Dès lors, nous souscrivons à l’idée de travailler à une idéologie de la création qui s’opposerait à celle de la production car notre besoin d’utopie est extrêmement fort. Cette pensée qui précède l’action s’inscrit forcément dans un temps long ou pour le moins guère compatible avec celui des réseaux sociaux qui favorisent la surproduction des informations et des idéologies en s’appuyant sur le temps immédiat.

Le temps profane n’est pas le temps maçonnique et le monde que l’on qualifie d’ultralibéral n’est pas nécessairement un horizon indépassable

Penser le monde de l’après-crise, c’est ouvrir de nouveaux horizons à l’imaginaire, remettre en cause certains futurs déjà obsolètes, faire confiance à la création plutôt qu’à l’idéologie de la production. C’est être exemplaire jusque dans l’exploration de nouvelles utopies.

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