Sceau GODF
Mariane
Livre blanc

Comment préparer et commencer à gérer dès à présent les crises à venir ?

Respectable Loge, Démos, Orient de Nice, Région 2 Alpes Côte d'Azur

Mots Clefs : AnticipationContre-pouvoirCrisesGénérationsSolidarité

Problématique : la logique court-terme conduit à l’inconscience et à une dette envers le futur.

Les crises récentes, en particulier la crise sanitaire du Covid 19, démontrent clairement le manque de contrôle et de cohésion, la non-préparation et l’inertie dramatique de nos sociétés supposées civilisées et modernes face à une crise, générant de lourds impacts humains et l’enchainement probable de catastrophes sanitaires, économiques, écologiques,… 

Manque de matériel élémentaire (masques, blouses,…), manque de structures adaptées ( système de santé, système de production, digues, abris, moyens de communication, pompes de secours,…)  et surtout le manque d’organisation par défaut et de collaboration démontre non seulement une inconscience flagrante et inadmissible, mais aussi la prédominance de la politique et l’économie court-terme sur des risques majeurs mettant en jeu la vie des individus et la survie même de nos sociétés.

La priorité est bien évidemment d’éviter les crises. Nous devrions y travailler ardemment et ce sera sans doute le sujet de nombreuses autres planches. Mais dans l’hypothèse où ces crises arriveraient, nous devons savoir quoi faire.

Que se passerait-il si, à une crise sanitaire très virulente, s’ajoutaient des pénuries alimentaires, des attaques terroristes ou des catastrophes climatiques telles que Katrina ? Nous l’avons déjà vu en partie : pénuries, famine, paniques, pillages, guérilla urbaine, retour à  la loi de la jungle,… Nous devons nous préparer à ces éventualités de plus en plus probables. Nous devons mettre en place des protocoles d’actions sur tout type de crise et former la population à ceux-ci afin d’acquérir les réflexes vitaux individuels mais aussi collectifs, en particulier de garder la cohésion et les valeurs de notre société lorsque ces crises arriveront.

Le bénéfice en sera – nous l’espérons – de préparer la société à affronter ces évènements d’une manière solidaire, humaine et efficace, ainsi qu’à faire comprendre à chacun, pouvoir politique inclus, les risques auxquels nous exposons, nos enfants et nous, en continuant nos comportements actuels sans tenir compte de nos capacités. Le bénéfice pourrait en être également de permettre un chiffrage de la « dette sur le futur », c’est-à-dire le manque d’investissement nécessaire dès aujourd’hui pour couvrir ces risques (voir terminologie des assurances).

État des lieux : un existant inefficace

Des organisations existent pour anticiper les crises. Sur le plan sanitaire, la crise du covid19 a démontré des inefficacités (manque d’investissements, de capacité de production, de décision, de synchronisation avec d’autres pays bien mieux préparés…)  Mais cela ne concerne pas que la crise du Covid.  A titre d’exemple, les infrastructures que nous construisons aujourd’hui respectent des normes BTP qui seront vite dépassées par l’évolution climatique de la planète.

Dans les entreprises, nous ne sommes préparés qu’aux alertes incendie (et encore). Qui sait ce qu’il faut faire en cas d’inondation ?  Malgré les multiples attaques terroristes, aucune préparation ni éducation n’a été faite auprès de la population sur les comportements élémentaires à adopter. Tout comme le PAS (le moyen mnémotechnique pour les accidents de voiture, Protéger Alerter Secourir), la solidarité doit devenir un réflexe.

Propositions : solidarité, éducation, anticipation, synchronisation, indépendance, contre-pouvoir

  • Dissociation des objectifs de sécurité et des objectifs économiques avec arbitrage soumis à l’autorité du peuple, via des commissions indépendantes et pluridisciplinaires,  expertes ou non, à échelle de l’Europe, de la nation, de la région ou de la ville, ou via votations/référendums électroniques comme pratiqués dans les pays nordiques.

Cela induit la nécessité de travailler sur des méthodes de constitution des commissions afin qu’elles soient créés indépendantes et le demeurent (élections, recommandation, tirage au sort sur panels présélectionnés, etc…). Par exemple, un Conseil de citoyens, tirés au sort, élus pour une  période limitée et remplacés par tiers, pourrait s’avérer très utile pour ces arbitrages.

Le GODF devrait servir de base expérimentale pour tester et optimiser ces méthodes.

  • Nationalisation des services de bases et régaliens
  • Nationalisation des Organisations de normes, de contrôle de sécurité,…avec effectifs & pouvoir renforcés
  • Synchronisation et Optimisation des organisations internationales de gestion des crises, impliquant experts, historiens, financiers et militants associatifs sous une direction indépendante des gouvernements.
  • Revues et réactualisation des normes BTP, centrales électriques, installation pétrolières, zone constructibles… pour tenir compte des évolutions probables à venir.
  • Elaboration internationale, européenne, nationale et locale de plans et protocoles publiques en cas de crises sanitaires, terroristes, climatiques, alimentaires (eau,…), en cas d’interruption des communications et des transports, en cas de catastrophes naturelles (inondations, tremblement de terre,…).  Cela doit inclure l’énoncé clair des risques non couverts du fait des choix économiques et de leurs impacts probables.
  • Partages et comparaisons des différentes initiatives de plans et de protocoles sur un plan international. Elaboration conjointe des plans optimaux.
  • Education de la population sur les gestes importants à avoir pour soi et pour les autres, lors des crises
    • A l’école, collège, lycée, … cela est déjà partiellement fait
    • Dans les entreprises, les institutions, les administrations, les lieux publics, …
    • Dans les médias  (à l’image de la communication sur le Covid19)

Ce « savoir-faire » doit devenir un « savoir-être », un réflex, dont nous aurons un besoin vital à chaque crise.

Comme l’histoire nous l’a maintes fois montrée, il est indispensable de faire de la solidarité un réflex individuel.

  • Adaptation des établissements publics et privés pour servir de refuges temporaires et accueillir les victimes des crises (Stations de métro, stades, tunnels, parkings, …)
  • Allocation de sièges dans les entités de prise de décisions (commissions, chambres, gouvernement,…)  pour des responsables représentant les générations futures.
  • Création d’un contre-pouvoir puissant, un organe décisionnaire, dont l’objectif serait de préserver le long terme, et la société à échelle de l’humanité, sous réserve d’un objectif court terme viable et acceptable, avec le pouvoir de bloquer des décisions du gouvernement.

Un Conseil des Sages, choisis pour leurs compétences et leurs sagesses, peut-être à l’image d’un Conseil Constitutionnel ou d’une Académie Française,  mais dont le domaine serait de préserver l’avenir de la Terre, de la  société et des générations futures.

  • Elaboration d’une fédération internationale de ces contre-pouvoirs en prise directe avec l’autorité de chaque pays, pour la synchronisation et l’optimisation des actions à mener (sous l’égide de l’ONU ou de l’OMS …), l’objectif étant de fédérer indirectement les pouvoirs politiques pour un sujet qui les concernent tous: la préservation globale de la planète et de l’humanité.

Il est primordial de comprendre et de faire comprendre que seule la solidarité à toutes les échelles fera du monde un endroit vivable pour chacun.

 « Le progrès n’est que l’accomplissement des utopies. » disait Oscar Wilde

Création par pays d’un Conseil des Sages, un contre-pouvoir puissant, dont l’objectif serait de gérer la « dette du Futur » et de préserver l’avenir de la Terre et des générations futures.

Fédération de ces Conseils sur le plan international pour la synchronisation et l’optimisation des actions à mener.

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